Oracle Linux 10.2 : un systeme serveur d entreprise sans cout de licence, noyau UEK 8

Résumé

Une distribution serveur d entreprise qui ne coute rien a obtenir ni a exploiter : UEK 8 sur la ligne 6.12, compatibilite binaire complete avec RHEL 10, OpenSSH durci, avant gout post quantique et correctifs sans redemarrage.

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Nom
Oracle Linux
Version
10.2
Open source
Open source
Système
Linux
Mis à jour
2026-10-06 08:33

Oracle Linux est une distribution serveur d entreprise qui ne coute rien a obtenir et rien a exploiter. La version 10.2 est la version courante en 2026-09, mise a jour au milieu de 2026. Rien dans la licence n exige un abonnement : le logiciel peut etre utilise librement et redistribue librement, et une organisation peut l exploiter entierement seule. Le soutien commercial est un achat distinct, fait quand on le veut, et non le prix de l entree.

Un noyau regle pour le travail qui deplace beaucoup de donnees

Le noyau par defaut est UEK 8, la huitieme generation du Unbreakable Enterprise Kernel, construit sur la ligne de longue duree 6.12. Il est regle pour des charges qui deplacent beaucoup de donnees et calculent beaucoup : la gestion de la memoire, les systemes de fichiers XFS et Btrfs et la pile reseau prennent le travail venu de l amont au lieu de rester figes. L equipe derriere compte depuis des annees parmi les contributeurs importants de la communaute Linux, et l essentiel de ce qui entre dans UEK repart vers la ligne principale au lieu de rester a la maison. La ou une parite stricte avec le reste de l ecosysteme est exigee, un second noyau est disponible, compatible avec Red Hat, et passer de l un a l autre est un reglage et non une reconstruction.

Le depot ouvert des sources d Oracle Linux

La compatibilite binaire, et ce qu elle apporte

La version 10 garde la compatibilite binaire complete des applications avec RHEL 10, ce qui veut dire en pratique qu une application compilee pour RHEL tourne ici sans etre recompilee. La maison est aussi membre fondateur d OpenELA, une alliance qui tient a jour un code source de Linux d entreprise accessible publiquement. Pour un client, les deux choses se resument a un cout de migration faible et a un ecosysteme qui se comporte comme le reste du parc l attend, sans qu un seul fournisseur tienne la sortie.

Le travail de securite dans cette version

Trois changements comptent. OpenSSH a ete durci : un brouillage des frappes resiste a l observation de cote, les limites de transfert des cles ont ete elargies, et le service SSH lui-meme a ete reconstruit pour reduire la surface d attaque. La cryptographie posterieure au quantique arrive en avant gout, avec des algorithmes de la generation suivante dont ML-KEM, testables bien avant d etre necessaires en production. Et Ksplice, livre avec la marche Premier, corrige le noyau et des composants critiques de l espace utilisateur comme glibc et OpenSSL pendant que le systeme continue de tourner : une correction de securite n implique donc plus une fenetre de maintenance.

Le depot ouvert du noyau UEK

Une chaine d outils qui n est plus ancienne

La chaine des compilateurs a avance, avec des mises a jour de GCC qui ameliorent les diagnostics et les options de durcissement. Un magasin de cles et de valeurs en memoire vive tres rapide, Valkey, est inclus et reste compatible avec les configurations courantes de Redis, les applications passent donc sans s en apercevoir. Les environnements d execution Python, .NET et Node.js portent des mises a jour de performance et de fonctions, et DTrace est livre avec le systeme pour le suivi dynamique, ce qui rend un probleme de production analysable sans le reproduire d abord sur une machine de test.

Pour qui

Trois groupes, en gros. Les maisons qui veulent un logiciel serveur de niveau entreprise sans cout de licence et qui refusent de renoncer a la possibilite d un soutien paye plus tard : c est exactement la forme proposee. Les equipes qui font tourner des charges lourdes en donnees, des bases de donnees surtout, ou un noyau regle pour la memoire, les systemes de fichiers et le reseau vaut plus qu un nom familier. Et les maisons qui exploitent deja des parcs compatibles RHEL et veulent une seconde source sans reecrire leur chaine de construction.

La partie gratuite est facile a dire et facile a mettre en doute. Ce qui la rend credible ici, c est que le travail sur le noyau est public, que l affirmation de compatibilite se verifie, et que la marche payante vend de l exploitation et non une autorisation.

Cette combinaison est peu courante dans ce morceau du marche : aucun cout de licence, un code source public, et une relation payante qui couvre l exploitation et non l acces. Une organisation peut donc commencer seule, apprendre le systeme sans facture, puis decider si le soutien vaut son prix. Si la forme ne convient pas en route, la possibilite de rebatir soi-meme depuis la meme source reste ouverte. Le logiciel d abord, le contrat ensuite : c est le vrai argument pour une distribution de ce genre.

Le depot du projet de virtualisation
Oracle LinuxTéléchargement
Systèmes pris en charge : Linux