MarkText 0.19.1 : un éditeur Markdown gratuit à trois façons d'écrire

Résumé

MarkText est un éditeur Markdown libre et gratuit avec aperçu en direct, formules, coloration du code, collage d'images, export HTML et PDF, et trois modes d'écriture : source, machine à écrire et concentration.

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Nom
MarkText
Version
0.19.1
Tarif
Gratuit
Open source
Open source
Mis à jour
2026-10-06 22:52

Écrire dans un format qui dure

MarkText est un éditeur libre et gratuit pour Markdown, la notation en texte brut où le gras s'écrit avec deux astérisques et un titre avec un dièse. La version décrite ici est 0.19.1. L'argument du format est le même depuis toujours : le fichier reste lisible si le programme disparaît, et il peut être converti plus tard en autre chose sans rien perdre au passage.

Ce qu'un éditeur ajoute à cela est la partie qui décide si quelqu'un continuera de l'utiliser. Ici, l'aperçu est en direct : le résultat mis en forme apparaît à mesure de la frappe, dans la même fenêtre, si bien que la notation n'a jamais besoin d'être imaginée.

Aperçu en direct

Trois modes, et ce ne sont pas des gadgets

Le mode source est le plus simple et possède son propre raccourci : le fichier en texte, rien de rendu. C'est le mode pour corriger un tableau, comparer deux versions ou travailler sur un sujet où la notation elle-même est l'objet.

Le mode machine à écrire règle un problème plus petit que son nom ne le suggère. Sur un document long, la ligne en cours de frappe descend à mesure que la page se remplit, et l'œil doit suivre. Garder la ligne active près du milieu de la fenêtre fait que le texte reste à la même place et que c'est la page qui défile — une disposition que la machine à écrire imposait pour des raisons mécaniques et qui se révèle confortable pour des raisons d'attention.

Le mode concentration va plus loin et atténue tout sauf le paragraphe en cours. Il a l'air d'un ornement et se comporte comme un outil : quand le texte alentour est gris, l'envie de relire les trois paragraphes précédents au lieu de finir celui-ci disparaît avec lui.

Mode concentration

Ce dont un document technique a besoin

Les formules sont prises en charge comme expressions et non comme images, si bien qu'une formule reste modifiable en texte après avoir été écrite. Le code est coloré dans les blocs délimités, ce qui, pour un document qui explique un logiciel, n'est pas un luxe. Les images peuvent être collées depuis le presse-papiers directement dans le texte, où elles sont enregistrées et référencées — l'alternative, écrire le texte d'un côté et rassembler les images de l'autre, est l'endroit où la plupart des notes se délitent discrètement.

La sortie se fait en HTML et en PDF. Le HTML est ce qu'attend une chaîne de publication ; le PDF est ce que veut quelqu'un qui va imprimer le résultat. Ni l'un ni l'autre n'exige du lecteur qu'il ait l'éditeur, et c'est pourquoi les deux existent.

Code et formules

Où il trouve sa place

MarkText s'adresse aux documents faits surtout de texte et parfois de technique : notes, documentation, brouillons, tout ce qui sera collé ailleurs plus tard. Ce n'est pas un traitement de texte et il ne cherche pas à l'être — pas de mise en page à peaufiner, pas de ruban de boutons de formatage, pas de lutte contre une liste numérotée qui a décidé de se renuméroter elle-même. Il reste une fenêtre, un aperçu en direct et trois manières de regarder le même texte, ce qui, pour ce genre d'écriture, est proche de l'exigence complète.

Le prix du texte brut

Le texte brut n'est pas gratuit non plus. Un fichier qui n'est que du texte ne porte aucune mise en forme : son apparence dépend du programme qui le rend, si bien qu'un document propre dans cet éditeur peut paraître fade dans un navigateur et étrange dans un terminal. Pour un texte destiné à être lu comme une page finie, c'est une perte réelle.

En échange, le fichier devient comparable, interrogeable et conservable sans outil particulier. Deux versions se comparent ligne par ligne ; une modification est une ligne dans un diff et non un bloc binaire ; un dossier de documents peut voisiner avec le code qu'il décrit dans une gestion de versions. Pour de la documentation, cet échange vaut presque toujours la peine.