Autoruns 1.0 arrive sur Linux et rassemble le demarrage
Version 1
Résumé
Microsoft publie Autoruns for Linux en version 1.0, ecrit en Rust. L outil liste les units systemd, les taches cron, le demarrage automatique du bureau et les extensions de navigateur en une passe, sans modifier le systeme inspecte.
Recommander- Nom
- Autoruns
- Version
- 1
- Tarif
- Gratuit
- Open source
- Open source
- Système
- WindowsLinux
- Mis à jour
- 2026-11-06 23:00
Sous Windows, pour voir ce qui se lance au demarrage, le nom qui vient en premier est Autoruns. Le 5 novembre, Microsoft l a porte sur Linux, et la numerotation est repartie de zero : 14.x est redevenu 1.0.
Sous Linux, les points de depart n ont jamais ete au meme endroit
Windows repartit le demarrage automatique entre la base de registre et quelques dossiers fixes, et un seul outil en fait le tour en une passe. Linux ne fonctionne pas ainsi. Les services passent par systemd, les machines plus anciennes gardent des scripts SysV, le travail planifie vit dans cron et anacron, les sessions graphiques lisent le dossier autostart de XDG, un shell de connexion charge des fichiers comme .profile, et par dessus viennent les extensions de navigateur, les regles udev et les options de montage de fstab. Aucun composant ne tient la vue entiere, donc la question de ce qui demarre vraiment au boot signifiait autrefois fouiller un endroit apres l autre.
Tout ce qui est disperse tient dans un tableau
Autoruns for Linux est un outil en ligne de commande, ecrit en Rust et publie sous licence MIT. Il lit la configuration derriere tous ces endroits et la presente ligne par ligne : evenement, mecanisme, cible, porteur, etat effectif et origine de la preuve. La couverture va des entrees autostart de XDG avec les fichiers de demarrage de shell systeme et utilisateur, aux services systeme et utilisateur de systemd, timers, sockets, paths, devices, mounts et automounts, priorite, mask, drop-in, dependances, instances de modele et conditions par etape comprises, puis les taches cron, anacron et run-parts aux deux niveaux, la configuration modules-load, les crochets boot et SysV, la liste preload et le chemin de recherche du chargeur dynamique, alternatives, et les dossiers de crochets reseau pris en charge.
Les navigateurs ont un traitement a part. Les extensions de la famille Chromium et de Firefox sont listees a travers installations, utilisateurs et profils, avec la strategie d entreprise, l enregistrement externe, les lanceurs load-extension residents et les hotes de messagerie native. Cote appareils et supports, on trouve les actions udev executables et les units, les relations x-systemd declarees dans fstab, les tables de programmes autofs et la priorite autorun sur les supports montes. Les suites bureautiques ne sont pas oubliees : les paquets d extension de LibreOffice et OpenOffice, les composants UNO, et leur configuration d evenements et de taches apparaissent aussi.
Sans argument, seules les entrees de connexion
Un appel sans argument equivaut a demander les entrees de demarrage a la connexion, ce qui reste aligne sur le comportement par defaut de la version Windows. Pour balayer toutes les categories Linux implementees, on ajoute -a avec un joker. On peut aussi les choisir une par une avec b, h, i, k, l, n, o, s et t, soit crochets boot, detournement d image et preload, integration navigateur, chargeur dynamique, entrees de connexion, crochets reseau, integration applicative, services et modules, taches planifiees. Les appareils et les montages ont leurs propres selecteurs nommes : device, mount ou device-mount.
Cinq formats de sortie sont proposes : CSV, TSV, JSON, XML et un tableau aligne, avec les memes champs. Les 12 premieres colonnes sont lisibles par machine, puis viennent evenement, mecanisme, porteur, profil, activateur, cible et une note d integrite, ensuite l etat de la cible, son existence et son caractere executable. Les cibles en chemin absolu sont verifiees dans la racine choisie et declarees presentes, manquantes ou inaccessibles, tandis que les commandes relatives restent non resolues. Un detail merite l attention : l etat d enregistrement et l etat de la cible sont suivis separement, donc une entree active dont le fichier a disparu reste affichee comme active et signalee en meme temps comme cible manquante.
Il lit, il ne touche a rien
La brutalite est le defaut qui ruine ce genre d outil. Autoruns for Linux se limite a une inspection statique des fichiers : il n execute pas les commandes trouvees, ne demarre pas les units, ne fabrique pas d evenements d appareil, ne monte pas de support et ne charge pas d extension. Les sources texte et les metadonnees XPI ou OXT sont lues avec des plafonds sur la taille du fichier, le nombre de membres, la taille d un membre et le volume decompresse total, et les metadonnees des fichiers cibles sont examinees sans execution. L etat des services a l execution n est pas interroge du tout, et sous une racine hors ligne il ne pourrait pas l etre, ce que la sortie indique clairement.
Inspecter un autre systeme sans le demarrer
L argument root dirige l analyse vers une autre racine, ce qui rend utilisables les environnements de test, les systemes deja montes, les conteneurs et les images hors ligne. Ce chemin est valide et normalise avant l analyse, et sous Linux il passe par openat2 avec RESOLVE_IN_ROOT et RESOLVE_NO_MAGICLINKS. Sur un noyau depourvu de ce mecanisme, l outil emet un diagnostic d analyse partielle et demande qu une image montee reste en lecture seule pendant le repli. Les codes de sortie sont distincts : 0 pour des adaptateurs statiques menes a terme, 1 pour un echec de sortie, 2 pour un argument ou une racine invalide, et 3 pour des resultats partiels.
Ce qui sort du perimetre
Les options de confiance et l interrogation VirusTotal de la version Windows n ont pas d equivalent ici. Plutot que de faire semblant, l outil les refuse avec le code 2. Les categories propres a Windows et les parties que les adaptateurs statiques ne peuvent atteindre produisent une ligne unsupported-scope explicite au lieu d etre forcees dans une categorie plausible. Le selecteur d garde son sens compatible de la version Windows et n est pas discretement redirige vers les appareils.
Dire non quand on ne sait pas faire pese plus lourd, pour un outil de diagnostic, que quelques categories supplementaires, car l erreur la plus courante dans une enquete sur le demarrage est de prendre ce qui n a pas ete trouve pour ce qui n existe pas.
A qui cela sert
D abord aux equipes d exploitation : quand une machine met de plus en plus de temps a demarrer, ou que quelque chose semble se maintenir en place sans autorisation, une liste qui aligne systemd, cron, autostart de bureau et extensions de navigateur va plus vite que le parcours dossier par dossier. La securite et la forensique y trouvent aussi leur compte, puisque l argument root peut viser directement une image montee ou la racine d un conteneur sans demarrer ce systeme. Ceux qui reduisent une distribution ou amaigrissent une image peuvent s en servir de reference pour voir quelle part demarre toute seule des l origine.
Quinze ans de couverture Windows ne se transposent pas sur Linux, les mecanismes n ont jamais ete les memes. L idee de voir le demarrage automatique en un seul endroit se transpose, elle, et l etendue de cette version 1.0 suggere que Microsoft n a pas livre un portage fait a la hate.
Ce qui fait la valeur d Autoruns sous Linux tient moins au nombre de points de depart qu il reconnait qu au fait qu il reste en lecture seule et nomme les endroits ou il ne peut pas etre sur. Un outil de diagnostic gagne la confiance par les limites qu il admet.