HedgeDoc auto-heberge : la 1.12.2 ferme une serie de failles deja publiees
Résumé
Sept avis publies trouvent leur reponse avec la 1.12.2 et la 1.12.1 retiree, de l usurpation de connexion a l injection a l affichage en passant par un arret que toute personne connectee pouvait provoquer. La premiere version a ete retiree pour un echec de migration sous PostgreSQL.
Recommander- Nom
- HedgeDoc
- Version
- 1.12.2
- Tarif
- Gratuit
- Open source
- Open source
- Système
- Web
- Mis à jour
- 2026-11-06 23:00
Pour qui heberge lui meme des documents partages, la crainte n est pas une fonction manquante. C est de decouvrir un jour qu un lien de note s ouvre sous le nom d un autre. C est cette classe de probleme que la 1.12.2 de HedgeDoc referme.
HedgeDoc est un editeur Markdown libre, dans le navigateur, pour le travail en commun en direct, que l on peut installer soi meme. Il s appelait CodiMD jusqu en 2020, ou un homonyme a force le changement, et le code est publie sous AGPL-3.0. La promesse est simple : envoyer un lien de note a un collegue, il l ouvre et ecrit avec vous, sans logiciel a poser, avec les donnees sur votre serveur. Le 4 novembre 2026, deux correctifs sont sortis coup sur coup, 1.12.1 et 1.12.2.
Deux versions en un jour, la premiere a ete retiree
Les deux sont parues le 4 novembre, mais la page de la 1.12.1 porte un avis : des problemes sont apparus avec PostgreSQL, la version a ete retiree, il faut passer a la 1.12.2. La 1.12.2 elle meme ne corrige qu un point, l echec du deplacement des fournisseurs de profil sous PostgreSQL. Autrement dit, si vous etes deja en 1.12.1 et que vous utilisez PostgreSQL, passer a la 1.12.2 n est pas une option mais une obligation.
Ce qui merite vraiment du temps, c est la serie de corrections de securite arrivee avec la 1.12.1. Elle repond a sept avis publies et couvre les trois chaines ou les choses tournent le plus mal : les droits, l authentification et l affichage du contenu.

Ce que reparent les sept avis
Le premier est l usurpation de connexion. Quand deux fournisseurs d authentification renvoient le meme identifiant de profil, une identite peut etre prise pour une autre. Cela pese surtout sur une installation a plusieurs fournisseurs, exactement la ou les responsables branchent un annuaire d entreprise et une connexion externe cote a cote.
Le deuxieme est un arret du code de travail en commun : une seule selection malformee fait tomber le canal partage. Le troisieme laisse la vue des diapositives inserer un cadre non echappe, ce qui ouvre un chemin au balisage injecte. Le quatrieme touche les adresses de courrier : l ecart de temps de reponse permet de savoir si une adresse est inscrite sur l installation, cas d ecole de canal temporel. Le cinquieme est un manque d application des droits lorsque ceux ci sont invalides, le sixieme une injection par un nom affiche fabrique. Le septieme est le plus direct : une personne connectee qui choisit un certain alias de note fait tomber toute l installation.
Le texte des avis ajoute que plusieurs autres possibilites d injection ont ete fermees dans le meme lot. Pour une installation maison, le poids cumule n est pas mince, car la plupart ne demandent aucun droit d administrateur ; un compte suffit, et parfois seulement la possibilite d ouvrir un lien partage.

Deux petits ajouts au passage
Du cote des fonctions il n y a rien de grand, mais deux changements meritent un mot. Un nouveau reglage permet a un fournisseur OAuth2 ou OIDC de donner directement une adresse d image, au lieu que tout retombe sur l image par defaut generee, ce que les equipes derriere une connexion unique remarqueront. L autre porte mermaid a 11.17, ce qui elargit la gamme des types de diagramme. Cote socle d execution, le minimum est Node 20.17 depuis la 1.12.0, et depuis la 1.12.1 le projet teste et prend officiellement en charge Node 26, donc les installations restees sur un socle plus ancien devraient inscrire la montee au calendrier.
Quel genre d outil c est
Sur le fond, l effort porte sur une seule chose, le Markdown. Plusieurs personnes ecrivent dans la meme note en meme temps et les changements circulent aussitot, le mode presentation transforme une note en diapositives, les schemas de flux et les autres figures tiennent dans la note, un menu deroulant regle la visibilite sur public, connectes seulement ou personnes nommees, et l historique garde chaque changement avec la possibilite de revenir a toute version plus ancienne. La consommation reste modeste ; le projet dit qu il tourne meme sur une petite carte, et un paquet d installation comme des images de conteneur sont disponibles.
Les comptes se branchent sur OAuth2, LDAP et SAML, et outre le stockage local les fichiers peuvent vivre dans un stockage d objets. L interet de cet assemblage : une equipe n a pas a entretenir un second systeme de comptes et un second ilot de donnees juste pour ecrire a plusieurs.

Deux choses avant de monter
D abord sauvegarder la base. Le probleme est tombe cette fois precisement sur l etape de migration sous PostgreSQL, et la lecon de la 1.12.1 est que le chemin de montee peut lui meme porter un piege, donc une sauvegarde vers laquelle revenir vaut mieux que n importe quel mode d emploi. Ensuite verifier la version du socle : Node 20.17 est le plancher, et tout ce qui est en dessous ne demarrera plus apres la montee.
Faut il monter maintenant ? Le test est simple. Si l installation est ouverte vers l exterieur, accepte les inscriptions ou permet de partager des notes par lien, au moins trois ou quatre des sept avis vous concernent directement, alors n attendez pas. Si elle ne vit que sur un reseau interne et que quelques personnes fixes l utilisent, la fenetre est plus etroite, mais pas assez pour la laisser telle quelle.
Les deux versions n apportent aucune fonction enthousiasmante. Elles ferment une suite de fenetres qui n etaient pas bien closes. Heberger soi meme garde les donnees en main, et c est aussi le prix : les correctifs sont a poser soi meme.