Ghostty : un terminal accelere par GPU ecrit en Zig, avec onglets et splits natifs

Résumé

Ghostty est un emulateur de terminal open source ecrit en Zig, qui utilise la boite a outils native de chaque plateforme et un rendu par GPU. Les onglets et les splits sont de vrais composants sur des PTY distincts, le rendu couvre ligatures, clusters de caracteres et images, et tout se regle dans un seul fichier declaratif.

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Nom
Ghostty
Version
1.3.1
Tarif
Gratuit
Open source
Open source
Système
macOSLinux
Mis à jour
2026-10-06 10:31

Interface native, dessin par GPU

Ghostty est un emulateur de terminal ecrit en Zig et publie sous licence MIT. Sa ligne technique est enoncee clairement : l'interface utilise la boite a outils de chaque plateforme, AppKit sous macOS et GTK 4 sous Linux, tandis que le dessin passe au GPU, Metal sous macOS et OpenGL sous Linux. Le resultat pratique est une fenetre qui ressemble a une application de ce bureau plutot qu'a une page web portant la peau d'un terminal. Sur un systeme ou toutes les autres fenetres emploient les memes composants, l'ecart se voit tout de suite a la forme des onglets et au poids de la barre de defilement.

Cette repartition regle aussi une question que tout terminal rencontre tot ou tard. Dessiner du texte coute peu, jusqu'au moment ou cela coute : quand un journal de compilation depasse quelques milliers de lignes, le redessin se fait sur la puce graphique ou il devient la raison pour laquelle la machine entiere semble lente. Confier ce travail au GPU laisse le processeur a l'outil qui produit ce journal.

Ghostty sur le bureau

Des onglets et des splits bien reels

Fenetres multiples, onglets et splits sont des composants natifs et non une imitation dessinee dans la grille de caracteres. Chaque split tourne sur son propre PTY, donc le redimensionnement et la gestion des panneaux se comportent comme le reste du bureau, et un multiplexeur cesse d'etre un prerequis pour le travail courant. Comme la disposition n'est pas simulee en texte, un separateur deplace atterrit la ou se trouve le pointeur, et un panneau se souvient de sa proportion quand la fenetre change.

Le rendu va plus loin que la couleur. Les ligatures sont prises en charge, les clusters de caracteres sont traites correctement, de sorte que les emoji et un texte de droite a gauche gardent leur alignement, et le protocole graphique Kitty fait apparaitre les images dans le terminal au lieu d'un substitut. Plusieurs centaines de themes sont fournis et suivent d'eux-memes le reglage clair ou sombre du systeme.

onglets et splits de Ghostty

Un seul fichier de configuration

Aucune configuration n'est la promesse par defaut, mais les possibilites sont la quand on les veut. Les reglages tiennent dans un fichier du dossier de configuration de l'utilisateur, ecrit en paires cle-valeur declaratives, sans introduire un langage de script comme Lua ou JavaScript. Substitution de police, flou et transparence du fond, forme du curseur, affectation des touches et shaders personnels pour des effets de courbure ou de lueur tiennent dans ce seul fichier. L'integration au shell couvre bash, zsh, fish et elvish, si bien que le marquage de la ligne de commande et les petits conforts autour fonctionnent dans chacun d'eux.

Versions et plateformes

La version 1.3.0, parue le 9 mars 2026, fut le changement important : elle a apporte la recherche dans l'historique, une barre de defilement native, la possibilite de cliquer dans l'invite pour deplacer le curseur, et une notification a la fin d'une longue commande. En septembre 2026, la version stable indiquee sur la page de telechargement officielle est la 1.3.1. Les paquets visent macOS et Linux ; une version Windows reste prevue et n'existe pas encore.

A qui cela peut servir

Le terminal fait partie des rares programmes gardes ouverts toute la journee, donc les petites frictions s'accumulent en une humeur. Qui lance aujourd'hui un multiplexeur juste pour obtenir deux panneaux, ou qui edite une configuration en langage de script pour changer la forme du curseur, sentira en un apres-midi ce qui differe ici. Qui a besoin de Windows des maintenant n'a en revanche aucune raison de deplacer quoi que ce soit.

Il y a aussi un argument plus discret. Comme la fenetre est dessinee avec les composants de la plateforme, tout ce qui n'est pas le terminal se comporte comme le reste du bureau : menus, cadre de focus, accrochage des fenetres, reglages d'accessibilite. Un programme qui lutte contre le systeme sur lequel il tourne coute un peu d'attention a chaque usage, et celui-ci a choisi de ne pas le faire.

Un terminal qui travaille des l'ouverture et se laisse regler jusqu'a la derniere affectation de touche est une attente raisonnable, et Ghostty merite un essai pour voir si l'ensemble convient. Onglets et splits natifs, rendu par GPU et un fichier de configuration unique donnent quelque chose de vif sans etre depouille. Les utilisateurs de Windows devront attendre une prise en charge officielle.

GhosttyTéléchargement
Systèmes pris en charge : macOS Linux